BIENVENUE

BIENVENUE
Salut mes hôtes
Salut mes proches
Tout mon monde au complet

Bienv'nue chez moi
Dans la poussière
De mon jet inventé

Vous embarquez
Dedans ma sphère
Pour un vol agité

De l'émotion
Comme croisière
Turbulences assurées

Mes passagers
Dedans mon aire
Laissez-moi vous chauffer...

Je vous assure pas la classe A
Je vous invite juste dans mon c½ur
J'étends mes textes comme des draps
Puisque dans mon placard ils se meurent

Voici ma vie que j'vous raconte
Voici ma scène pour publier
Voici comment je vide le sombre
Pour pouvoir mieux rigoler !

# Posté le dimanche 27 août 2006 03:50

Modifié le samedi 01 septembre 2007 04:10

MA COMMUNAUTE

C'est d'les voir ces homos
Et leurs âges avancés
Avec leurs mises exquises
Dans ce décors branché

C'est d'les voir s'appliquer
A chercher les lumières
Tamisées et à faire
Des sourires figés

C'est d'les voir ces homos
En troupeau de vauriens
Leurs colliers de misère
Leurs éclats féminins

C'est d'les voir ces pauvres types
Déshabiller leur peine
Assouvir leurs pulsions
Entre gracieux garçons

C'est d'les voir ces homos
Et leur folle envie d'chair
Leur parure de gaieté
Pour masquer leur misère

C'est d'les voir ces beaux mecs
Attirants et charmeurs
Me séduire physiquement
Mais m'affadir le c½ur

C'est d'les voir ces homos
Que le sexe a massé
Que l'ennui a rongé
Consoler leur journée

C'est d'les voir enchaîner
Les parties d'oreiller
Les partenaires s'échanger
Se baiser sans s'aimer

C'est d'les voir s'afficher
Nourrir notre différence
Puis drapeau à la main
Prôner la tolérance

C'est d'le voir ce troupeau
Cet amas de beaux corps
S'en venir au cabaret
Pour soirée réconfort

C'est d'les voir ces homos
Le c½ur raide le c½ur gros
Comme hier comme demain
Ressasser ce refrain

C'est d'les voir s'embrasser
Dans cette ambiance noire
Prendre leur pied et hagard
Regagner leur Tartare

Leur bercail sans vie
Plein de souvenirs amènes
Et d'photos encadrées
Remède contre la peine

C'est d'les voir dans ce trou
En m'avouant au fond
Que c'est la seule façon
Mon unique solution

Mais

Pour quelles raisons voudrais-je
M'immiscer dans c'manège
Imiter ce portrait
Pitoyable que j'en fais

Je veux pas ressembler
A ces piteux visages
Mais bien sûr tout comme eux
Le respect je fantasme

J'veux pas m'voir comme ces gars
Malheureux languissants
Faux sourires larme à l'½il
En quête d'un prince charmant

Il est hors de question
Qu'on m'y trouve mais je sais
Qu'un sale jour je serai
Un de ces tristes gays


Le 16/07/06.

(inspiré de la chanson "Les épouses" de Lynda Lemay)

# Posté le dimanche 27 août 2006 03:52

Modifié le vendredi 08 février 2008 05:42

REGIME

Soixante quinze kilos d'os et d'chair
A deux sons d'cloche de l'enfer
J'ai décidé de prendre sur moi
Faut qu'j'm'y résigne
Pas vraiment l'choix
Seule solution
Régime de toi

Tu es ma plus belle envie
Ma plus alléchante sucrerie
Cette douceur dont je suis fou
Cet adorable choux si parfait
Je veux te vomir de mes souhaits
Je tente de ne plus être tenté

Pourtant je rêve de t'dévorer
Et de ma bouche te déguster
De toute ta saveur m'entourer
Et de ton goût me flaire planer
Oui j'ai envie dés que j'te vois
Mais je me dois de résister
T'évacuer de mes pensées

Tu es mon beau pêcher mignon
L'nec plus ultra de c'que j'connais
Régime de toi quelle privation
Mais chienne de vie m'l'a ordonné

Déniche-toi de mon esprit
Pis faut plus ça qu'tu m'pendes au nez
C'est comme m'ont dit tous mes amis
« La gourmandise c'est terminé »

Mais dans mes songes immaculés
Mon appétit est satisfait
Mes lèvres avides se posent sur toi
Je passe des heures à humecter
Ton doux parfum qui me permet
De ne plus être tout à fait moi

Dieu du ciel expliquez moi
T'es comme un aimant qui m'aspire
Mais pour sauver mon âme du glas
Et comme y a pas de soin magique
J'me force à d'l'écart entre nous
De toutes manières en toute logique
Ta mine toute fraîche de moi s'en fou

Finalement quand je réfléchis
Ma plus grande peur de cette diète là
C'est bien d'atteindre l'anoréxie
Car les extrêmes ne dit-on pas
Sont si souvent si mauvais
Quelques doses me sont conseillées

Pis m'connaissant irraisonné
Un peu épais et un peu twitte
Faut pas qu'j'dépasse certaines limites
Sinon je vais revirer trop vite
De toi mon p'tit choux boulimique

Soixante quinze kilos de misère
A deux sons d'cloche de l'enfer
J'ai décidé de prendre sur moi
Faut qu'j'm'y résigne
Tu m'laisses pas l'choix
J'entreprends un régime de toi
Mon choux mon doux
Mon homme mon roi

Le 29/07/06.
REGIME
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# Posté le dimanche 27 août 2006 13:02

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 05:19

SADISME PASSAGER

V'là qu'mon amour se brouille en haine
V'là qu'mes pensées deviennent mépris
V'là cette étrange rage soudaine
Qui par moment me saisi

Cri de l'âme cri du c½ur
Dans ce terrible éclat de haine
J'me surprends à désirer
D'voir tous ces maudits bienheureux
S'faire ronger par de la peine
Pour qu'y s'rendent compte un p'tit peu

Que leur vie change du rose au noir
Qu'leur idylle bleu soudain déteigne
Que leur vie change du tout au rien
Puis les voir s'noyer dans l'chagrin

Qu'la justice d'en haut les punisse
Comme les plus affreux malfaiteurs
Qu'ils soient condamnés au supplice
Pour vol d'une trop grosse part d'bonheur

Si les rôles pouvaient s'inverser
Alors j'les fusillerai du r'gard
Pis sûrement pas au figuré
J'leur f'rai vivre leur pires cauchemars

Au diable tous ces beaux amoureux
Qui ne voient pas le monde souffrir
Qui vivent leur paradis à eux
Qui s'foutent pas mal de voir partir
S'envoler presque sous leurs yeux
Des c½urs maigres jeunes ou vieux
Tantôt accrochés au plafond
Tantôt les veines toutes tranchées
Des silencieux morts d'leur passion
Pour un d'ces bienheureux détestés

Toi tu vis là sans déranger
Tu fais de tord à personne
Et comme un monstre révolté
Après t'avoir couvert de pommes
J'me surprends à te blâmer
Puisque t'es là tu profites
Qu'tu laisses pas mal de côté
Ma sale mine toute déconfite
Peut être qu'au moins si je crevai
Tu t'attir'rai d'la pitié

Dans ces crises de sadisme
Qui sont souvent déclenchées
Par tes paroles tes écrits
Juste pour qu'tu effleures ma vie
J'aimerais bien t'voir t'enfoncer
Dans cet affreux nuage noir
Où je suis là comme enterré
Dans cet enfer ce cauchemar
Où tu me laisses bien planer

Oui j'avoue j'me sens victime
D'une carence de tendresse
D'une carence affective
Et j'sens monter à mes lèvres
Toutes ces paroles de mon c½ur
Pour beaucoup bien immorales
Mais ça fait tellement de bien
D'pouvoir parfois dire du mal

J'en sortirai p't'être un jour
De ce grand chagrin d'amour
J'en sortirai amnésique
Et j'f'rai subir à mon tour
Aux âmes seules échouées
Dans mon bel élan d'amour
Le même mal qui à ce jour
Est dans ma poitrine enfoncé


Le 01/08/06.
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# Posté le lundi 28 août 2006 03:46

Modifié le samedi 01 septembre 2007 04:39

TU N'AS JAMAIS VOULU

TU N'AS JAMAIS VOULU
J'te l'avais dis direct
On s'en est même disputé
Ca t'paraissait si bête
De rouler « modéré »

Tu me trouvais vieux jeu
P't'être mais d'mes seize années
J'étais plus responsable
Que ta jeune majorité

Tu n'as jamais voulu
Lever l'pied ralentir
J'ai eu beau m'acharner
J'ai eu beau contester
Te prév'nir qu'à c't'allure
C'est dans l'mur qu'on allait

Puis j'me suis énervé
Tu as mal réagi
Tu as mal négocié
Dans ton élan d'folie

Et puis tout s'est finit

On allait chez papa
Pour son anniversaire
C'était en plein hiver
Mais on n'arriva pas

Nos deux corps ont volé
Dans un grand fracas
Nos deux vies ont volé
Toutes deux en éclats

La tienne s'est envolé
Comme punis d'ta folie
La mienne fut recollée
Je suis resté ici

Y a suffit d'un centième
Pour qu'tu regagnes le ciel
Y a suffit d'un centième
Pour qu'toute ma vie déteigne

C'est sur l'bord de c'te route
Qu's'est sèchement arrêté
Ta si belle jeunesse
Dont t'as tant profité
Ta si belle jeunesse
Celle qui t'as tué

C'est peut être le sort
A force de l'provoquer
Qui t'a pour la mort
Ton billet poinçonné

J'ai encore dans la tête
Le glas qui a résonné
Pour toi grande s½urette
Le trou qu'on a creusé

Comment vais-je pouvoir vivre
J'suis rendu comme hanté
De ce coup d'vent d'la vie
Qui a tout emporté

Aujourd'hui comme hier
Je n'ai fais que pleurer
Cloué dans ce fauteuil
Je suis handicapé

Tu as tué ma vie
Tu m'as fais mutilé
Tu as tué ma vie
Et puis tous mes projets

Tu as tué ta vie
Sans vouloir m'écouter
Si t'avais ralenti
Si rien n'avait changé

J'aurais pas du survivre
J'ai plus rien à croquer
J'ai comme tout qui est vide
Alors
Par instant je voudrais
Par moment je l'envie
La mort

Juste tout abandonner
Monter au paradis
Juste tout laisser tomber
M'dénuder de ce corps
Pour cesser ce martyre
Puis saluer la mort
Celle qui t'a kidnappé

Le 04/08/06.

# Posté le lundi 28 août 2006 10:06

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 05:41